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Le sac ou la vie ! - Évacuez vos émotions.

 

Publié par Julien Hardy

Ajouté le 25/08/2010. Mise à jour le 04/09/2011

Au tout début, j'ai été surpris de constater quelle part de la durée de mes consultations était dévouée à l'écoute. Les personnes qui me consultaient ne me faisaient pas, comme je m'y attendais un peu naïvement, la liste de leurs bobos physiques, non, elles allaient directement, intuitivement, à la première urgence : vider leur sac.

Force est de constater que dans la vie courante, nous n'exprimons que rarement nos émotions. Et ce, pour beaucoup de raisons. À commencer par le manque d'occasions de le faire. Nos vies trépidantes nous offrant peu de temps en face-à-face, au calme avec un ami proche, où nous laisser aller à être nous-mêmes. Et quand il s'agit de notre conjoint, bien souvent, la peur fait son entrée. La peur d'être vulnérable, de déplaire, de ne plus correspondre à l'image qu'on se fait de l'image que se fait l'autre de nous. La peur, et tous les interdits que nous nous imposons à nous-même pour des raisons plus absurdes les unes que les autres. En bref, nous ne laissons nos émotions sortir qu'à la Saint-Glinglin.

Il nous reste alors les psychologues. Mais qui consulte un psychologue, au juste ? D'après un chiffre entendu récemment, 15 % de la population considère consulter ou consulte. Mais où sont donc les autres, les très majoritaires 85 % de la population ? Il y a bien une question de moyens, entre 75 et 100 $ les cinquante minutes, et en sachant que deux séances par semaine sont recommandées, voilà qui grève violemment un budget. Il y a bien le médecin généraliste, mais que peut-on bien dire en seize minutes de consultation moyenne ?

Alors à qui parler de ses bobos ? Quand on n'a ni les moyens, ni l'envie d'aller voir "le médecin des fous" - Malheureusement, les psychologues sont bien souvent associés à cette image. Et bien l'on donne le rôle du psy à son masseur, son ostéopathe, son acupuncteur ou son magnétiseur. D'abord et sans doute parce que ces gens-là sont généralement là pour aider et ensuite, parce qu'ils prennent le temps de le faire. Certes, ils n'ont que peu, voire pas de formation en psychologie. Mais ils ont généralement d'autres outils à leur disposition : leur coeur et ce que certains appellent le "sens commun", le "bon sens" et que d'autres appellent l'intuition.

Quand on sait les bienfaits qu'apportent le fait d'être écouté, de dire, de nommer nos maux, de se faire renvoyer nos perceptions pour les "rencontrer" ou se faire suggérer un autre point de vue, un lien possible entre des événements distants, l'on se dit que chacun devrait le faire, régulièrement, et religieusement.

La médecine chinoise sait très bien depuis quelques millénaires que les organes sont des éponges à émotions refoulées, non exprimées et que la maladie n'est rien d'autre que la "fermentation" de ces émotions dans le corps. Selon eux, le foie est le siège de la colère, les reins, de la peur, etc. Ne pas exprimer ses émotions revient donc à un lent suicide. Il faut donc, au mieux, réduire l'amplitude de ses émotions ou ne plus les subir en comprennant qu'elles ont peu à voir avec ce qui nous arrive sur le moment mais bien plus avec des événements difficiles passés, ou, vivre, exprimer ses émotions par la tristesse, les pleurs et la colère sur le moment, ou, en dernier recours, les extraire du corps par divers moyens méditatifs, respiratoires, ou les thérapies énergétiques (voir sur ce sujet les livres du Dr Dufour aux éditions de l'Homme, à Montréal).

Il faut cesser d'avoir peur de pleurer, de se mettre en colère, c'est vital! Peu importe les images dogmatiques qu'on se fait d'un homme qui ne pleure pas ou d'une femme qui ne doit pas se mettre en colère, nos émotions ont besoin d'être relâchées, exprimées, pour éviter de se transformer à terme en maladies diverses et variées. L'autre avantage de ces émotions, c'est de nous pointer la direction où regarder pour évoluer, travailler sur nous-mêmes.

Mais bien souvent, les gens ont un mal fou à prendre soin d'eux-mêmes, à se bichonner, se faire du bien, et sans un "coach" derrière eux qui vient leur répéter de le faire, et bien c'est très simple, ils ne le font pas. C'est normal, on a dénigré l'attention à soi dès les premiers instants de vie (ne pleure pas, arrête de crier, va aider untel au lieu de...). Tout ce qui se rapporte à un besoin personnel est empreint de culpabilité. Souvent, ces gens s'occupent de tout le monde sauf d'eux-mêmes et je ne cesse de leur répéter l'analogie avec le masque à oxygène des avions. Mettez le votre d'abord, ensuite, aidez les autres. Il est bon d'avoir pris un bain aux chandelles et aux huiles essentielles pour être plus à même de s'occuper de bambins agités.

Alors allez-y : Videz votre sac. Avec vos amis, en famille, avec votre conjoint ou chez votre thérapeute, peu importe, tant que le sac se vide. Car plus le sac se vide, plus vous êtes capable de vous adapter aux situations que la vie vous présente, et à les envisager avec optimisme. Et peut-être bien qu'au passage, vous l'éviterez, ce cancer.


Julien Hardy
Magnétiseur, praticien Reiki & conseil en élixirs floraux du Dr Bach
à Montréal (Québec).

http://julienmagnetiseur.blogspot.com

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© Julien Hardy 2010

Source : http://julienmagnetiseur.blogspot.com